dimanche 29 août 2010
Inception: magnifique !
stou.
dimanche 14 mars 2010
Je n'ai pas l'habitude de me regarder des films seul, mais hier ma générosité m'a laissé regarder "Cube Zero". (merci le Matthieu)
Excellente surprise, avec des ajouts très intéressants par rapport au concept initial déjà génial: un groupe de personnes diverses se retrouve sans raison apparente dans un labyrinthe formé de salles cubiques dont certaines sont mortellement piégées. L'environnement oppressant et absurde conduit le groupe à une coopération mêlée de méfiance, car chacun suspecte que les autres en savent plus qu'eux sur le "où", "qui", "pourquoi", et "comment sortir".
Le premier épisode était minimaliste, psychologique, sombre et horrible (d'un raffinement aussi malsain que superflu...). Le second était toujours en huis clos mais davantage orienté science fiction, lumineux et avec moins de sauce tomate.
Ce troisième volet se situe avant les évènements du premier, et innove en nous plaçant du point de vue des opérateurs du Cube. Des techniciens recevant des ordres "d'en haut" et exécutant des procédures sur les prisonniers du Cube "en bas". Révéler l'envers du décor ne fait qu'amplifier l'absurdité de la structure, semblable à une hiérarchie autoritaire, opaque et Kafkaïenne ! Des personnages du niveau supérieurs interviennent au cours du film, dont le charismatique Mr Jax en costume raffiné et avec des manies de psychopathe. La musique d'accordéon l'accompagnant est un régal pour suggérer avec vie le processus dramatique qui s'enclenche. Un coup de téléphone nous montre que malgré sa fantaisie et sa désinvolture il est lui même soumis à une autorité anonyme.
Un sursaut de conscience pousse le héro à prendre le luxueux ascenseur d'où leurs viennent les ordres et les repas sur un plat en argent. Le symbole de la scène est magnifique lorsqu'il se retrouve devant le choix d'aller "en haut" pour comprendre davantage et se confronter à ses supérieurs, ou bien "en bas" pour mettre à profit ce qu'il sait et tenter de sauver les victimes.
Le Cube est une prison meurtrière, barbare, et ils en sont les opérateurs. On leur a dit que les prisonniers sont des condamnés à mort ayant signé un contrat selon lequel ils acceptent d'être placés dans le Cube.
La fin du film révèle que ces opérateurs sont eux même dans la même situation, des condamnés en sursis ayant oublié qu'ils ont signé une lettre de consentement. Eux qui pensaient que "bien faire leur travail" les préserveraient de l'horreur qu'ils font subir se retrouvent dedans. Et la pyramide fasciste-barbare se réveille trop tard... (crouit crouit, ndlr)
La ressemblance avec l'expérience de Milgram est claire. A la suite du procès d'Eichmann, ce chercheur a voulu déterminer si les collaborateurs des crimes Nazi avaient agit par conviction ou bien par soumission à l'autorité. L'expérience a montré que l'obéissance en dépits de ses convictions personnelles était bien plus forte qu'on ne le pensait. Dans l'expérience, deux volontaires croient participer à un test sur la mémoire, le premier devant répondre à des questions et le deuxième devant infliger des punitions croissantes par choc électrique en cas de fausse réponse. En réalité seul le punisseur est testé, le volontaire répondant au question est un acteur simulant la douleur. Le punisseur a été assuré d'être déchargé de toute responsabilité en cas d'accident, mais se voit progressivement pris en tenaille entre sa conscience et sa soumission au protocole.
Le film de 1979 "I... comme Icare" contient une scène célèbre qu'on pourrait qualifier de double Milgram: Un juge observe l'expérience de Milgram sans en connaître le simulacre, et demande d'interrompre le processus lorsque les punitions arrivent à des seuils très dangereux. On lui explique alors l'absence de danger, mais lui s'indigne que le punisseur continue à s'exécuter. On lui réplique que lui même est resté sans intervenir jusqu'à maintenant seulement ! (et toc)
Ouais ouais, bien sinistre tout ça... enfin, la psychologie est un de ces autres domaines qui me passionnent !
dimanche 24 janvier 2010
C'est confirmé, les problèmes de connexion que je pensais avoir ne sont pas un accident: Facebook est bloqué dans tout le Vietnam depuis Novembre dernier.
Voilà de quoi donner à ce charmant pays un petit parfum de soviétisme arriéré.
De nombreux sites de proxy existent pour contourner les filtres, mais aucun ne m'a encore permis d'effectuer la moindre opération basique comme écrire un message... sans compter qu'ils pullulent de pub et de pop-up, avec en plus le risque de se faire cueillir ses identifiants à la volée.
Sale business pour sale politique sécuritaire.
mercredi 12 août 2009
Le bricoleur plein d'initiative se dit "Comment améliorer ceci pour me faciliter la vie", puis il va chercher ses outils pour réaliser sa solution à sa façon.
Internet est une nouvelle donne : une quantité phénoménale de biens, services et logiciels y est disponibles. Mais encore faut-il chercher quelque chose pour le trouver ! Ainsi notre personnage plein d'initiative et désirs d'amélioration n'a en général qu'à prendre conscience de ce qu'il cherche pour l'y trouver ! Internet m'apparait donc comme une sorte de fontaine abondante où il suffit d'invoquer une chose pour la faire exister et en disposer.
Par exemple, il y a quelques temps je me suis dit que j'aimerais maitriser le C++ pour coder des robots réalisant des tâches sur internet. Une simple recherche m'a montré que de tels logiciel sont disponibles. Plus récemment je pensais à un programme pour renommer en masse des documents selon des conditions logiques. Le réflexe commence à venir : une telle chose a probablement déjà été fabriquée et m'attend dans un coin du net...
Après avoir participé à des groupes facebook déviants, vu "V pour Vendetta" et le livre "La Vague", j'ai fait quelques recherches et souhaite résumer ici des clefs pour savoir comment rapidement démasquer des logiques fascistes.
Première image emblématique : le faisceau (fasces). Chaque tige est fragile, mais unies en faisceau elles sont fortes. Première logique : "l'union fait la force". Jusque là tout va bien.
Les choses se compliquent avec ce qu'on entend par "union". Pour le fasciste, l'union c'est l'obéissance, la discipline.
Pour aller au delà de l'image du faisceau, le fascisme prend comme exemple un corps humain. Chaque membre participe au fonctionnement du tout, chacun obéit. Les éléments non productifs (parasites : artistes, oisifs, etc.), ou pire, contre productifs (virus : dissidents, opposants, etc.) sont donc ennemis du corps. Avec cette image, le critère de l'union devient la pureté. Les éléments impurs doivent être corrigés (camp de rééducation) ou bien supprimés.
Cette image du corps est étrangère à la nature des sociétés humaines qui sont plurielles et paradoxales.
Le dernier thème clef du fascisme est l'action. On le trouve dans le symbole du Cercle et éclair. L'action est ce qui suit le débat, et plus vite on passera à l'action moins l'opposition aura le temps de rectifier et mûrir la décision. Donc glorifier l'action c'est affaiblir le débat. Ensuite, lorsque l'action est lancée toute dissidence devient de manière évidente une opposition négative, apparentée à un sabotage.
A l'opposé du fascisme, il y a entre autres la diversité et les débats.
Dorénavant ouvrez l'œil quand vous verrez les mots "Union", "Force", "Obéissance", "Pureté", "Action"...
samedi 9 mai 2009
Voici un site qui permet, en répondant à une série de questions, de voir de quel parti politique on est le plus proche, en France ou au niveau Européen. Alors, allez voter !
http://www.euprofiler.eu/
dimanche 3 mai 2009
J'ai halluciné en voyant cette publicité pour la Renault Grand Scenic :
http://www.youtube.com/watch?v=fy6jwnAL_r4
En bref, sur musique joyeuse un homme décrit sa famille recomposée. Le pompon arrive avec cette phrase lancée avec légèreté : "Ensuite je passe prendre Tom. Je viens tout juste d'apprendre que c'était mon fils"
Slogan Renault :
"Pour les nouvelles familles, rien ne vaut le nouveau Renault Grand Scenic"
Le parallèle est tout tracé : "nouvelle voiture" = "voiture moderne". Donc "nouvelle famille" = "famille moderne".
La nouvelle famille, ils l'ont décrites en détails et ils nous laissent entendre que c'est moderne, tout va bien. Moralité : "Mariez vous, faites des bébés, divorcez, recommencez et surtout venez acheter votre Renault !"
Ne l'ayant pas directement expérimentée de l'intérieur, je ne suis pas le mieux placé pour parler des familles recomposées, mais il me semble que cette pub masque tout le calvaire psychologique et pratique qui accompagne cette réalité. Et non content de dédramatiser la tendance la voilà implicitement couronnée de "modernité". Que Renault fasse ce type de démagogie pour vendre, je trouve ça honteux et révoltant.
Vos commentaires sont bienvenus, naturellement ;)
Addenda 2 juillet
Je suis agréablement surpris de voir que cet billet a suscité beaucoup d'intérêt, avec plus de 120 visiteurs uniques en deux mois d'après google analytics. Mes recherches google pour une pétition n'ont pas abouties, mais j'ai trouvé ces quelques échos sur ce sujet :
vendredi 13 février 2009
Sur la BBC, les passions se déchaînent dans le forum-sondage à propos de Darwin. Le modèle évolutionniste de Lamarck et Darwin me semble clairement confirmé. La plupart l'érigent en génie ultime... et font immédiatement le parallèle avec le créationnisme qu'ils enterrent avec les religions en bloc.
Dommage qu'on se construise encore des murailles, en forçant une opposition entre science et religion qui me semble inexistante. Il y a malheureusement de grandes communautés qui prennent les mythes au pied de la lettre et créent la contradiction avec la science. De la même façon que Zakir Naik glorifie le Coran sur ses détails scientifiques, d'autres taxent les religions de boniments.
Si l'on s'en tient au message entre les lignes de la Genèse, on peut faire cohabiter la création et l'évolution. L'idée centrale de ce passage me semble la notion de projet, d'intention divine quant à l'apparition de la vie et de l'homme. C'est à la fois métaphysique et crucial, indépendant de la science la plus sophistiquée. Je pense qu'on est pas là par hasard, apparus par un accident absurde.
Où mettre Dieu dans l'évolution ? Peut être a-t-il défini les règles du procédé en anticipant notre formation, ou bien peut être se cache-t-il dans l'aléatoire des mutations génétiques...
Je voudrais souligner une remarque que j'ai lue hier, disant que Darwin n'a de son vivant pas connu le modèle génétique. Ainsi, lorsqu'il parlait d'hérédité entre les générations, il englobait plus que des gènes, mais aussi la culture au sens large (comportement, langue, valeurs, etc.) L'hérédité de l'inné et de l'acquis. Cela permet d'élargir le champ d'application de sa mécanique.
Au final, on peut railler les créationistes-en-6-jours au vu des preuves tangibles qui s'accumulent, mais ce serait trop facile de rejeter toute la Bible sur le seul procès des marginaux.
lundi 19 janvier 2009
Ce conférencier populaire démontre à l'envie l'existence d'Allah par les prodiges scientifiques du Coran. Pourtant nombre d'arguments sont de sinistres mensonges. Quand finira-t-on de prendre les livres saints pour des traités de physique quantique ?
This lecturer often tells how to convert an imaginary atheist with cutting edge knowledge from Quran. I'm sorry to support that most of it doesn't hold historically... It of course doesn't prove anything against Allah, but one shouldn't take holy scriptures for scientific data.
mardi 16 décembre 2008
Résumé:
Cliquez pour la suite...
dimanche 9 novembre 2008
I have to say first of all that I'm definitely happy with this election. As a symbol, it is a historical step forward, en certainly an opportunity to fill the gap between middle east and "the west".
I've been yet appalled to see how biased CNN has become, not showing a drop of critical mind. That was yesterday night, during one of these reviews of the election trail. The comments were ridiculously black/white, depicting McCain as doomed to lose from the beginning. Obama on the other hand was shown as the perfect candidate : Team, speech, theme... "oh yes, the theme of change was clear and perfectly relevant" What ?! What kind of theme is that !! Even in France where people become gullible enough to believe populists, we would say that "Change is not a theme !" It is just a magnet to attract all the dissatisfied voters without putting forward anything in particular.
Another super demagogic content was about the campaign cost. Freaky trend : 2008 has been twice as more expensive as 2004, and three time as more as 2000 ! To this apparent serious deviation of democratic practice (gigantic amounts of money in the struggle for power) Very smart comment :
$5.2 billions is not that much: in the US people spend over $6 billions per year for table chips. (CNN)
I'm still hopeful about Obama, but I've made up my mind about CNN. It is a dangerous low standard new-entertainment channel. It's just concerning to see it running all days long in some family apartments like mine in Sweden...
Go for BBC ! I believe it's still the best English speaking news media available.
samedi 8 novembre 2008
Cette idée me revient alors que j'entre dans ma cuisine, et retrouve encore une fois ces ustensiles Ikea, vus et revus aux quatre coins de Suède, que ce soit dans les cuisines d'étudiant ou d'entreprises.
A eux seuls, Coca-cola et le Blue Jeans ont fait plus pour l'égalité entre les Hommes que 80 ans de communisme.
(Cliquez pour lire la suite...)
mardi 21 octobre 2008
Je voudrais qu'on parle ici du phénomène bien curieux des gens qui vous abordent sur skype ou msn, sortis de nulle part.
J'en ai déjà eu trois, et ça s'est toujours passé pareil :
On échange des salutations kikoolol en abréviations sms, puis je pose la question fatidique des "raisons qui le poussent à me parler". Et là, cash, je me reçoit un torrent d'injures stéréotypées me traitant d'asocial, et de malade mental ! (toujours en langage sms, pour l'exotisme...)
Qu'en pensez vous ? Ces gens cherchent-ils l'affrontement pour se défouler, ou bien veulent-ils vraiment nouer des relations en plongeant dans l'inconnu ?
(Je vous joins là un exemple d'un de ces échanges
jeudi 2 octobre 2008
Introduction : L'énergie reste, mais son utilité chute !?
"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme."
Lavoisier a joliment annoncé qu'énergie et matière ne se détruisait pas mais changeait simplement de forme. La quantité est inchangée, mais pas la qualité ! En effet il existe différentes qualités d'énergie, directement lié au fait que l'énergie n'a pas d'intérêt en soi, mais uniquement lorsqu'elle est utilisable. Je m'explique : l'énergie peut prendre beaucoup de forme (chaleur, mécanique, lumière, chimique, électrique, etc.) et le but est toujours de la faire circuler dans diverses machines pour en tirer un service : la voiture déplace, le four cuit, le téléphone transmet la voix, etc. Lorsqu'elle a circulé, elle passe à une forme souvent inutilisable. (exemple : Le carburant de la voiture est devenue un gaz chaud puis tiède, l'électricité de l'ampoule est devenu une douce lumière.)
Il existe des technologies pour recapturer ces énergies, mais même appliquées dans les meilleures conditions, vous ne récupéreriez presque rien.
On peut voir ainsi que le travail ou service que l'on peut tirer d'une quantité d'énergie décroit quand celle-ci se dégrade.
Au cours de cette dégradation, vos kWh vont dégringoler de la formes nobles (élec, méca, etc.) à des formes plus bruts, dont finalement de la chaleur. Mais ce n'est pas fini ! Les calories ( = énergie thermique) vont tendre à se "diluer" progressivement dans la matière, à mesure que la température diminue. L'utilité de cette énergie disparaitra lorsque sa température sera égale à celle de l'environnement.
Pour illustrer en chiffres :
100 kWh de chaleur à 800°C peuvent fournir près de 40 kWh électrique.
100 kWh de chaleur à 300°C peuvent fournir près de 30 kWh électrique.
100 kWh de chaleur à 20°C ne vous donneront plus rien du tout !!
A l'autre extrême, 100 kWh à température infinie devrait donner 100 kWh elec.
Exergie, le cœur fragile de l'énergie
On peut approcher ce concept avec le mot "dilution". En effet la nature tend toujours à homogénéiser l'énergie : le café chaud tiédi pour atteindre la température de la salle, l'encre se répand dans l'eau, l'air sous pression fuit vers la plus basse, etc.
Quand toutes ces aspects sont à l'équilibre (température, concentration chimiques, pression), aucune machine ne peut plus tirer aucun travail de l'ensemble.
Pour rendre compte de cela, on introduit la quantité "Exergie", qui représente la partie utilisable/extractible de l'énergie. Une approximation simple serait de dire que l'exergie d'un corps (1l d'essence, 1kg d'eau bouillante, etc) représente la quantité d'électricité que pourrait extraire de ce corps un machine parfaite. En bref, plus l'énergie est distribuée de façon inégale dans un système, plus le système contient d'exergie : Un glaçon et un verre d'eau chaude, une bombonne d'air comprimé dans une grande salle vide, etc. Quand l'énergie s'est totalement dilué, le système ne contient plus d'exergie.
Pour se représenter ces choses, on peut imaginer des cascades d'eau tombant de bassins en bassins au dessus d'un océan. Sur certaines de ces cascades, des moulins extraient du mouvement mécanique et utilisent le flot de l'eau.
L'eau représente l'énergie, qui circule et ne se détruit pas. L'océan est l'environnement, contenant beaucoup d'énergie mais sans qu'on puisse rien en tirer. Donc l'altitude c'est... la qualité de l'énergie, ou teneur en exergie. Plus l'eau est haute, plus on peut l'utiliser pour faire tourner le moulin.
On peut donc voir le monde comme des cascades d'énergie qui coulent naturellement pour rejoindre le niveau de l'océan, et qui sont parfois utilisées par l'homme.
Mère Nature, une machine à gaspiller !
Le jugement là est un peu philosophique, mais la Nature est régie par les lois de dispersions d'énergie, et donc destruction d'exergie. C'est un peu comme reprocher aux chutes du Niagara de tomber sans fournir un seul GigaWatt électrique.
En comparaison de cela, l'activité humaine utilise ces cascades d'energie, leur donne un sens, les fait participer à ses projets.
Par contre, parmi les hommes il y a effectivement ceux qui gaspillent les ressources de qualité, et ceux qui en tirent le meilleur. Il faut juste garder à l'esprit que la Nature fera toujours pire de ce point de vue là !
jeudi 11 septembre 2008
Une citation tordue trouvée dans le cahier philo de cet été... mais voilà qu'une expérience de sommeil me l'a fait comprendre un peu plus.
Paradoxe du rêveur
Qu'est ce qui fait qu'on se souvient de son rêve au matin ? Les conditions du réveil sans doute, le niveau du cycle de sommeil où l'on a été interrompu peut être. En tout cas cela faisait un moment que j'avais relevé une sorte de paradoxe temporel : Quand on vit son rêve et qu'on le ressent, tout semble se passer au présent. Alors comment se peut-il que le fait qu'on soit conscient ou non de rêver dépende du déroulement d'un évènement encore futur : le réveil ?
Rêve éveillé, en poupée russe, mais sans mémoire
J'ajoute sur la table une bizarrerie du sommeil. Imaginez vous en train de vous endormir, et tout à coup vous vous ressaisissez à moitié pour vous retrouver comme éveillé, mais dans votre rêve. Vous aurez donc conscience que tout et possible, pourrez choisir vos premières action, avant de perdre le contrôle. (Typiquement pour moi quand j'ai la chance que ça m'arrive, faire un petit bond dans les airs et me laisser planer à 2m du sol !)
L'autre occasion de se retrouver en rêve éveillé, ce sont ces doubles réveils. En général cela se passe comme un réveil normal, sauf qu'il y a des détails qui vous font réaliser que ce n'est pas fini ! Et puis là, vous vous réveillez pour de bon. J'en vient maintenant à une chose que j'ai réalisée : lorsque l'on rêve, semi conscient ou pas, il est impossible de se rappeler des évènements passés. Je m'en suis rendu compte à une période où j'avais l'avais l'habitude de prendre des notes après certains rêves, mais cette fois j'avais mon crayon et papier, et impossible d'utiliser la mémoire ! Je n'ai réalisé que quelques secondes plus tard que le rêve continuait... Et quant à la méthode pour provoquer ces rêves éveillés, désolé, je n'ai trouvé aucune recette miracle. Ça m'est juste arrivé 4 ou 5 fois.... pour autant que je me souvienne (!)
conclusion
Trêve de blah blah, voilà ce que je trouve à répondre au paradoxe aujourd'hui : Quand on rêve, tout se passe au "présent pur" de Bergson. Contrairement au présent conscient de tous les jours, où l'on voit l'instant présent avec la perspective du passé et des projections futures, ce présent pur est sans mémoire, un simple point sans passé ni perspective. C'est peut être celui que vivent les animaux chaque jours, ou bien peut seulement dans leur sommeil.
Cependant, même si aucun souvenir n'est accessible, selon Bergson tout est mémorisé. Au réveil, c'est simplement si notre cerveau nous donne accès à ces souvenirs que nous auront l'illusion intime d'avoir vécu notre rêve au présent. Dans le cas contraire, tout cela restera un secret de l'inconscient, un de plus.